Pour accompagner le dispositif et faciliter les échanges autour de la transfusion en dehors de l’hôpital, un Comité de Sécurité Transfusionnelle et d’Hémovigilance a lieu une fois par an. Il permet au monde médical et paramédical de se rencontrer et d’échanger avec l’Établissement Français du Sang, sur des cas particuliers, le suivi annuel des transfusions et l’analyse des éventuels évènements indésirables. Au quotidien, l’intérêt est évident : « les patients, souvent âgés, s’épargnent des temps de transport voire parfois des temps d’attente aux services des urgences » explique Ludovic James, cadre infirmier au sein de l’HAD de Deauville. Grâce à un personnel infirmier dédié qui les suit sous forme de file active, ils sont transfusés à temps et dans de meilleures conditions. Cela limite les conséquences négatives d’un taux d’hémoglobine trop bas ainsi que les transports itératifs qui ont un retentissement très fort sur la vie du patient.

Le rôle de l’HAD se situe alors entre le préventif et le curatif. Cette évolution suppose une véritable confiance envers les équipes de HAD et une grande autonomie. En effet, une fois que le médecin spécialiste a défini des normes à suivre, tout est ensuite géré par l’HAD : récupération des bilans, la prescription, la commande des poches de sang, réalisation des transfusions, suivi permanent.

La difficulté majeure que représentent le transport et la logistique a été surmontée grâce au partenariat avec un transporteur qui livre le culot globulaire soit directement au domicile du patient, soit dans les locaux de l’HAD.

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